Gaza : le bilan de l’agression israélienne atteint 65 283 morts et 166 575 blessés

Gaza, le 21 septembre 2025, WAFA – Les sources médicales à Gaza ont annoncé ce dimanche que le bilan de l’agression israélienne sur le territoire depuis le 7 octobre 2023 s’élève désormais à 65 283 morts et 166 575 blessés.
Au cours des dernières 24 heures, 75 personnes ont été tuées et 304 blessées dans des attaques israéliennes. Les secours signalent que de nombreuses victimes restent ensevelies sous les décombres ou coincées dans les rues, les équipes médicales et de défense civile étant incapables d’y accéder jusqu’à présent.
Parmi les victimes figurent également des civils tués dans le cadre de l’aide humanitaire : 5 morts et 24 blessés ont été enregistrés dans les hôpitaux au cours des dernières 24 heures. Depuis le début de l’agression, le nombre total de victimes parmi ceux qui tentent de subvenir à leurs besoins essentiels atteint 2 523 morts et plus de 18 473 blessés.
Cette escalade illustre l’impact humanitaire catastrophique de l’offensive israélienne sur la population civile de Gaza.
H.A
Gale, fractures, privation de soins : alerte sur les conditions de détention à Jalboua

Ramallah, le 21 septembre 2025, WAFA – La Commission palestinienne des affaires des détenus et ex-détenus a alerté dimanche sur la dégradation de l’état de santé de plusieurs prisonniers palestiniens incarcérés dans la prison israélienne de Jalboua.
Dans un communiqué, la Commission a indiqué que le prisonnier Bilal Othman, 48 ans, originaire de Beit Rima (gouvernorat de Ramallah), souffre d’une insuffisance rénale chronique, ne disposant que d’un seul rein après une blessure en 1994. Il est également atteint de troubles de coagulation sanguine, de goutte, et dernièrement de gale (« scabies »), provoquant de fortes démangeaisons et l’apparition de furoncles. Malgré cela, l’administration pénitentiaire refuse de lui fournir les traitements nécessaires.
La Commission a ajouté qu’Othman a été victime de sévices de la part des gardiens, qui lui ont versé de l’eau bouillante sur la main gauche. Il souffre également d’une fracture à l’annulaire gauche après une violente intervention des unités spéciales dans sa cellule, au cours de laquelle il a été roué de coups avec des matraques en métal sur le dos, les jambes et les bras, sans qu’aucun soin ne lui soit prodigué. Incarcéré depuis 2002, il purge une peine de 15 réclusions à perpétuité plus 35 ans.
Deux autres prisonniers présentent également des conditions alarmantes : Mohammed Daraghmeh, 34 ans, originaire de Tubas, atteint de gale et de hernies discales au dos et au cou, ayant perdu près de 15 kilos ; et Mohammed Sarhan, 25 ans, du camp de réfugiés d’al-Far’a, détenu sous régime de détention administrative, souffrant lui aussi de gale, de fortes démangeaisons et de furoncles répandus sur son corps.
H.A
Vers un tournant historique : la Palestine salue de nouvelles reconnaissances internationales

Ramallah, le 21 septembre 2025, WAFA – La ministre palestinienne des Affaires étrangères et des Palestiniens de l’étranger, Varsen Shahin, a affirmé ce dimanche que la Palestine entre dans « une semaine cruciale », marquée par des débats internationaux autour de la question palestinienne et par de nouvelles reconnaissances de l’État de Palestine.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège du ministère à Ramallah, Shahin a rappelé que les priorités de la diplomatie palestinienne sont l’arrêt de la guerre de génocide et de la famine à Gaza, la prévention du déplacement forcé et la protection du peuple palestinien. Elle a dénoncé « une guerre d’anéantissement » dans la bande de Gaza, où les crimes de l’occupation « se poursuivent depuis 24 mois », faisant 65 208 martyrs et 166 271 blessés, dont 500 morts de famine, 250 tués en cherchant de la nourriture, et d’autres victimes du déplacement, dans ce qu’elle a qualifié de « tentative visant à effacer l’existence palestinienne ».
La ministre a souligné que « l’occupation est la cause première de l’instabilité régionale et mondiale et doit prendre fin ». Elle a ajouté que la communauté internationale est désormais unie derrière les droits palestiniens, et que l’action diplomatique de Ramallah vise à mobiliser un soutien mondial encore plus large.
Shahin a annoncé que le Royaume-Uni, le Portugal, l’Australie et le Canada reconnaîtront officiellement l’État de Palestine dès aujourd’hui, tandis que d’autres pays suivront prochainement, parmi lesquels le Luxembourg, Saint-Marin, la Belgique, Andorre, la France et Malte. Elle a qualifié ces reconnaissances de « droit naturel et légal », porteur d’espoir pour le peuple palestinien et constitutif d’un soutien clair à la direction palestinienne et à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), « seul représentant légitime du peuple palestinien ».
« Ces reconnaissances réaffirment qu’Israël n’a aucune souveraineté sur la terre de Palestine », a insisté la ministre, précisant que 149 pays reconnaissent déjà l’État palestinien. Elle a remercié les pays qui ont pris cette décision et lancé un appel aux autres nations à leur emboîter le pas.
Répondant aux menaces liées aux récentes reconnaissances, Shahin a affirmé qu’elles sont liées « aux obligations des États qui ont approuvé la Déclaration de New York, appelant à des mesures concrètes pour dissuader l’occupation ». Elle a souligné que la reconnaissance élargit et renforce la position internationale en faveur du droit palestinien, d’autant plus que des pays de poids s’engagent désormais en ce sens.
Évoquant l’avenir de Gaza, la ministre a été claire : toute initiative pour “le jour d’après” doit inclure l’Autorité nationale palestinienne, seule entité légitime habilitée à gouverner le territoire.
H.A
En préparation de l’ouverture d’un parc colonial : Israël poursuit les incursions à Sebastia, au nord-ouest de Naplouse

Naplouse, le 21 septembre 2025, WAFA – Depuis ce dimanche matin, les forces israéliennes poursuivent leurs incursions dans la zone archéologique de Sebastia, au nord-ouest de Naplouse, en vue de l’ouverture prévue dans la soirée du « parc de Samarie », un projet qualifié de colonial.
Lors de ces incursions, les forces israéliennes ont attaqué le journaliste Khaled Badir et le photographe Shadi Jarrara, alors qu’ils couvraient la situation sur place : fouille, détention temporaire, confiscation de matériel journalistique, interdiction de filmer et menaces d’arrestation en cas de persistance ou de présence dans la zone.
Le président du conseil municipal de Sebastia, Mohammad Azem, a confirmé que les forces israéliennes continuaient à investir la ville pour préparer l’inauguration du parc colonial.
Le mois dernier, les autorités israéliennes ont affiché des copies d’un « décret » transformant des terres de la commune en site archéologique israélien, prévoyant de convertir 1 775 dunums, soit environ un tiers de la superficie de la ville, pour le projet du « parc de Samarie ».
Sebastia, riche en sites historiques – dont la Rue des Colonnes, le mausolée et la mosquée du Prophète Yahya, l’évêché romain, des théâtres antiques, un tribunal, le théâtre romain et un cimetière royal de l’époque romaine, ainsi que la seule tour grecque de Palestine – est aujourd’hui confrontée à une politique systématique de judaïsation et de confiscation des terres, menaçant l’avenir de la ville, de ses habitants et de son patrimoine.
En juillet 2024, le député israélien Amit Halevi (Likoud) a présenté un projet de loi visant à intégrer les sites archéologiques de Cisjordanie sous autorité israélienne, sur la base de revendications historiques contestées. Selon les observateurs, la dernière décision de transformer une partie de Sebastia en « site archéologique israélien » illustre l’intensification de ces politiques de colonisation et de judaïsation.
H.A