Al-Haq est une organisation palestinienne indépendante de défense des droits de l’homme basée dans la ville de Ramallah en Cisjordanie. Fondée en 1979, Al-Haq surveille et documente les violations des droits humains commises dans le cadre du conflit israélo-palestinien.
La base juridique de la conférence, initialement prévue en juin 2025, réside dans la résolution ES-10/24 de l’Assemblée générale des Nations unies de septembre 2024
Al-Haq souligne que l’objectif d’une telle conférence doit être de faire progresser et de compléter, et non de remplacer ou de substituer, la mise en œuvre du droit international, et plus particulièrement d’agir pour garantir la réalisation du droit des Palestiniens à l’autodétermination.
Au cœur de l’avis consultatif rendu en 2024 par la Cour internationale de justice figure l’affirmation claire que la présence d’Israël dans les territoires palestiniens occupés est illégale et que tous les États ont l’obligation juridique de ne pas aider ou assister Israël à maintenir sa présence illégale dans ces territoires et de coopérer pour y mettre fin.
Al-Haq met en garde contre le fait que la Conférence ne doit pas être autorisée à répéter les erreurs désastreuses et prévisibles des initiatives internationales précédentes, qui ont mis de côté les droits humains des Palestiniens et le droit d’appliquer le droit international à Israël. Plutôt que de se concentrer sur la mise en œuvre d’une solution à deux États, la communauté internationale, représentée par les Nations unies lors de la présente conférence, devrait se concentrer sur l’application du droit international, en mettant l’accent sur l’obligation fondamentale de garantir la réalisation par le peuple palestinien de son droit collectif et inaliénable à l’autodétermination, y compris le droit au retour.
Il est impératif de faire respecter le droit international pour que le peuple palestinien puisse accéder à l’autodétermination, sans laquelle tout progrès dans les autres domaines, qu’ils soient économiques ou humanitaires, restera illusoire. Pour que la Conférence contribue à l’autodétermination du peuple palestinien et à la fin de l’occupation, le respect du droit international doit être le moteur de chaque étude thématique et de chaque mesure prise.
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